Français
Roger TOULOUSE
Orléans (1918-1994)
Peintre, sculpteur, illustrateur et poète
Revue N° 11 - (septembre 2006) pages 50 à 56
pt_1947_la_barque_ws29376846.jpg

                  La Barque - 1947
                          Huile sur toile
                         0,46 x 0,61 m
                   Collection particulière


                       ***

     Le "Rien" et le "Vide" 
              dans l’œuvre
         de Roger Toulouse



par Hubert de la Rochemacé,
psychanalyste


Quelle impression étrange n’ai-je pas eue devant certains tableaux de Roger Toulouse, impression de vide, de rien, d’inanimé…

La peinture établit un rapport complexe entre le plein et le vide, la présence et l’absence. Ainsi le peintre doit colorer la toile blanche, comme l’écrivain « noircir » sa page. Cela peut paraître banal mais cela constitue en général pour beaucoup d’artistes un effort incommensurable, une effraction, une « quasi transgression » vis à vis de l’irreprésentable. L’irreprésentable c’est Dieu, c’est pourquoi la plupart des religions interdisent toutes représentations divines. Dieu n’est-il pas, ou presque, l’anagramme de vide ?

Si l’œuvre de Roger Toulouse peut être qualifiée d’œuvre profane, j’ai toujours eu le sentiment en regardant ses toiles d’une présence, que je ne saurais qualifier de divine ou mystique, mais d’une présence quand même à qui s’adresse le peintre.


La peinture achevée rentre dans le jeu du dit, des énoncés ; elle intègre un discours, au même titre que les mots. N’empêche, elle conserve cette part de mystère et d’insondable qui nous fait toujours penser : Mais qu’est-ce que le peintre a voulu dire ? A qui s’adresse-t-il ?

Bien entendu, et malgré les apparences, le peintre - comme l’écrivain - ne s’adresse pas au spectateur ; le vrai peintre ne peint pas pour la gloire, le succès, ou la postérité, il peint pour dire ou donner quelque chose à cette instance que nous appelons l’Autre en psychanalyse. L’Autre, il ne s’agit pas tant d’une personne, comme peuvent l’être en son temps la mère ou le père pour l’enfant, que cette instance psychique qui nous fait parler ou créer. La peinture est avant son achèvement un dire, un vouloir dire à l’Autre.
 
Cette instance n’est pas hors de nous, à l’extérieur, elle est en nous, c’est elle qui nous commande et nous fait parler. Nous ne parlons pas, n’écrivons pas, ne peignons pas, nous sommes parlés … comme le bras articulé de l’Autre pour écrire, jouer d’un instrument, peindre… Nos actes, nos pensées ne sont pas sous notre contrôle mais bien sous le contrôle de cet Autre, tantôt gratifiant, tantôt injuste et implacable.

C’est bien la présence de cet Autre qui me donne l’impression d’un ménage à trois lorsque je regarde un tableau de Roger Toulouse, pas seulement dans sa peinture figurative, c’est son génie, mais aussi dans ses toiles « abstraites », comme par exemple ses collages, ses isorels, ses dessins à l’encre, des années 1985-87...
 
Il y a le spectateur, le sujet de la peinture, et cette instance extérieure qui fait tiers. Roger Toulouse crée cette présence dans sa peinture, il la convoque sans cesse dans son œuvre et s’adresse à elle tout en étant son instrument. " Le désir est le désir de l’Autre " dit Lacan. 

C’est bien dans l’expression de certaines émotions, ou bien de certains sentiments ou impressions que l’on peut tenter de correspondre avec cet Autre apparemment absent. Par exemple, il m’arrive souvent en regardant des tableaux de Roger Toulouse d’éprouver un sentiment de tristesse et d’abandon. Sentiment quasi mélancolique dont je ne saurais dire s’il m’est agréable ou désagréable… Certes la beauté de la toile donne un gage de sérénité mais le contenu de certains tableaux, certains portraits ou parfois même certains titres comme ceux des années 1947, " La convalescence " ; 1954, "  L’Homme meurtri " -  " Visage douloureux "  -  " Dante mort " ...  ; ou bien ceux des années 1990, " Attaque aérienne sur le Liban "  - " L’Alerte "  - " Chute ", m’ont procuré « un malaise ». Ce malaise provient-il de la représentation de la maladie, de la mort (nature morte), de la guerre ou bien de l’impression que dégage la toile de la solitude, de l’absence, du vide ? Je me suis souvent surpris à m’entendre dire : Quelle souffrance !… Quelle solitude !… Quelle tristesse !…
 
Inutile de dire que ces sentiments ne dénaturent en rien la qualité de mon regard bien au contraire. Une oeuvre picturale géniale procure une forme d’empathie, de communion et de solitude avec le peintre.

Certains tableaux de Roger Toulouse, notamment ceux de l’année 1947 comme les natures mortes ou les paysages : " Paysage avec maisons " (1947) - " La Barque " (1947) – etc., posent la question de la présence et de l’absence de l’autre.

Dans son poème consacré à l’exposition de Rochechouart de 1969, Jean Rousselot écrit à propos de " La Rue aux drapeaux " (1947) :

Personne, il n’y a pas personne
                             Dans les flots de la couleur,
                                                 Sur les agrès de la joie.
 
         

tandis que Jean Bouhier écrit, dans La ville en fête, à propos du même tableau :

Et dans les rues où rien ne bouge
                            Entre ces murs teintés de rouge
                                                Hurlant leur joie, levant les bras
                                                                      Tous ceux que j’aime seront là.


Ces deux poèmes démontrent bien la fonction de l’absence et de la présence dans les tableaux de cette époque. Ces œuvres donnent une impression étrange : " personne il n’y a personne ", et contrastée : " les flots de la couleur … les agrès de la joie ".

pt_1947_la_rue_aux_drapeaux_ws29607881.jpg

                                             La Rue aux drapeaux - 1947
                                                 Huile sur isorel - 0,92 x 0,65 m
                                                     Collection particulière

Dans " La Rue aux Drapeaux ", il semble bien qu’un événement va se produire, une fête une libération… Pourtant, le spectateur ne peut qu’être saisi par l’absence systématique de tout être humain : il n’y a pas âme qui vive, les habitants de ces lieux enchanteurs ne sont pas là. Nous sommes dans l’attente bien improbable de l’événement ("tous ceux que j’aime seront là") tant ces tableaux nous saisissent par leur impassibilité. Les tableaux ont en quelque sorte été évidés de toute la partie vivante humaine pour ne laisser place qu’à la nature.
 
Cet usage de l’arrêt sur image, de l’instant présent, est banal, que ce soit pour les paysages ou les portraits. Le terme de nature morte indique précisément la fragilité du monde et l’être-là de Roger Toulouse. Cela donne paradoxalement un caractère inexorable à la scène - humain trop humain - et en même temps un caractère dramatique, parfois morbide, où le temps, l’espace et les corps sont figés dans leurs plus naturelles expressions. Son œuvre est tragique, les visages sont la plupart du temps tristes ou fatigués dans leurs formes figuratives, et parfois troués ou représentés par des bandelettes comme par exemple " OVE - Profil d’Homme " (1988).

L’ambiguïté de la présence et de l’absence tient aussi au fait que le peintre et le spectateur sont bien vivants et très présents devant la toile. La peinture de Roger Toulouse est effectivement bien vivante au-delà des malheurs, des vicissitudes et des inquiétudes représentées. Elle suscite et encourage la métaphore poétique, « optimiste », supérieure au malheur du monde.

Pour Lacan, " nous recevons notre message sous une forme inversée ", c’est pourquoi il faut être prudent quant à la disposition psychologique de l’auteur concernant la dramaturgie de son œuvre. Un thème mélancolique n’équivaut pas forcément à une disposition tourmentée de l’auteur et réciproquement.

N’est-il pas inconvenant de dire que Roger Toulouse traversait des périodes difficiles sur le plan psychologique ? Je ne sais pas, mais sa peinture témoigne à l’évidence de phases dépressives traduisant un profond pessimisme sur le monde dans lequel il vivait comme le dernier poème de son recueil Magica Forti (1976) l’illustre.

                                                                       A  l’ Espoir

                                       Le soleil sera une pierre gelée
                                       perçant le ventre des vautours
                                       la terre ouvrira sa réserve de silence
                                       à chaque détour, de noires connivences 

                                      Vous ne verrez plus la fumée des charbons
                                      l’odeur de suif et de goudron
                                      se mélangeant aux couleurs des bourgeons
                                      mais le tissu qui brûle les doigts ;
                                      sur la lande ouverte, une étrange fièvre

                                      Des trous partout s’ouvriront
                                      dans le ciel éparpillé sur l’horizon
                                      hier, n’aura plus de lendemain
                                      où dansaient vos têtes couronnées
                                      on ne peut plus toucher le pain
                                      du grand caniche mort la veille.

                                      Mais regardez ! une fleur pousse sur un brûlé
                                      il est encore temps d’appeler !
                                      puisque l’oiseau du cerisier
                                      peut changer la grêle
                                      en pluie de Juillet



A propos du recueil de poésies de 1988, Le Noir éclaire le noir, voici ce qu’écrit Jean Rousselot :
 
« Ta pensée profonde est constamment hantée par des batailles, des tortures et des terreurs à l’origine desquelles il y a toujours une bonne raison, économique, politique ou religieuse…Tout cela tu l’exprimes par des mots durs et tranchants (on a l’impression d’entendre nous parler les tableaux les plus cruels) qui, plutôt qu’ils ne cèdent à l’ébriété des images, nous proposent un univers dont les causes et les effets s’engendrent mutuellement selon les lois d’une logique absurde, épouvantée autant qu’épouvantable (mais en mal de pardon !) qui ressemble fort à celle qui nous régit. » 

Il existe un décalage, incompréhensible pour ses amis, entre le peintre et l’homme Roger Toulouse. En effet, en tant qu’homme, celui-ci s’est toujours révélé solide parce que pacifique - disons humaniste - mais sa très grande sensibilité vis-à-vis de la violence et des malheurs du monde le faisait souvent souffrir, et le rendait vulnérable psychologiquement. Il n’avait alors pas d’autres recours que d’exprimer sa souffrance dans son œuvre, suivant le principe de sublimation des pulsions de mort qui l’assaillaient. Cela donne une œuvre contrastée, mais jamais violente, y compris dans les représentions meurtrières ou guerrières… Pourquoi Roger Toulouse voulait-il incarner, introjecter, la misère du monde au point d’en souffrir ? Ne retournait-il pas la violence extérieure contre lui, comme dans une catharsis, pour nourrir son inspiration ?

La question de son vécu dans ses épreuves de vie reste entière car il n’est pas dit que « sa mélancolie » n’ait pas trouvé son origine dans son histoire personnelle plus que dans l’histoire de son époque. La peinture constitue une forme d’identification et de sublimation, elle permet d’exprimer une souffrance inconsciente - peut-être une culpabilité inconsciente - insue, indicible, toujours active… C’est la raison pour laquelle la plupart des peintres peignent toujours la même chose, suivant le même thème, comme bon nombre d’écrivains écrivent suivant une seule et même idée. L’artiste « serait travaillé » par quelque chose, une question, sans jamais pouvoir y répondre.
 
Cela nous ramène à ce rapport particulier de l’artiste avec l’Autre, comme s’il s’agissait de répondre à sa demande (la demande de l’Autre). Serait-ce pour effectuer une sorte d’engendrement, pour solder sa dette vis-à-vis de l’Autre ? Après tout la peinture est un langage, et même si elle est muette, elle fait causer ou écrire… pour preuve la revue des Amis de Roger Toulouse.
 
Que veux-tu ? Voilà la question qui se pose dans ce rapport à l’Autre. Je peins pour répondre à ta demande, je peins pour te satisfaire.
 
Ne vit-on pas dans l’illusion (nécessaire pour exister) de répondre à cet Autre, de désirer sans jamais obtenir la garantie que l’Autre est satisfait, c’est la métonymie du désir qui pousse à peindre, sans fin, sans parvenir à achever l’œuvre ? C’est comme parler, écrire… et bien entendu peindre, sans jamais s’arrêter, jour après jour, toile après toile… jusqu’à la mort.

pt_ove-profil_d_homme_r_11_ws29607676.jpg

           OVE-Profil d'Homme - 1988
                     Huile sur isorel 
                     0,81 x 0,65 m
                Collection particulière

pt_1994_visage_a_la_barbe_ws29607520.jpg

               Visage à la Barbe - 1994
            Huile sur isorel et noir de fumée
                    0,73 x 0,60 m
            Musée des beaux-Arts d'Orléans

L’œuvre de Roger Toulouse est une peinture du réel, elle est dépouillée d’artifices à visées démonstratives ou de messages, que je qualifierais de symbolique ; en cela elle est attirante car elle s’appuie essentiellement sur le réel comme dans les œuvres terminales : les cartons, les isorels, les dessins à l’encre sur papier, les œuvres couvertes de noir de fumée (1993-94). Elle marie parfaitement le plein et le vide, le blanc et la couleur, procédant comme un trait générateur
 
Roger Toulouse utilise un bord - comme le potier façonne un vase - dans ses sculptures ou ses cartons. Je fais ici référence à l’exemple choisi par Heidegger et repris par Lacan pour indiquer la création de la Chose. « C’est bien le vide qu’il crée, introduisant par là la perspective même de le remplir. Le vide et le plein sont par le vase introduits dans un monde qui, de lui-même, ne connaît rien de tel. C’est à partir de ce signifiant qu’est le vase, que le vide et le plein entrent comme tels dans le monde… »

L’écriture, la peinture et la sculpture permettent ce travail qui n’est pas seulement artistique mais psychique. Il s’agit d’une opération qui consiste à générer du trait comme une première empreinte signifiante donnant accès à l’Autre. C’est un véritable travail de création (engendrement) dans le but de reconstituer un plein à partir d’un vide laissé par l’Autre évanescent. Par exemple se faire un nom grâce à un succès artistique participe de cette tentative de crocheter cet Autre. La signature patronymique de Roger Toulouse en haut ou au bas de ses toiles témoignerait-elle d’une démarche privée de re-co-naissance et de filiation, vis-à-vis de cet Autre, ou bien de transmission publique (Roger Toulouse n’avait pas d’héritier) ? Probablement les deux me direz-vous, n’empêche c’est bien dans un certain rapport à l’Autre que se constitue la reconnaissance de l’artiste. L’artiste de renom n’est pas autiste, la nomination, l’engendrement artistique participent de son désir de l’Autre. Cela suppose un certain rapport, disons très particulier à l’Autre, fait de fêlure, d’absence (ou d’abandon), et de souffrance, obligeant celui qui entreprend son art, pour sa survie mentale probablement, de « s’aliéner » volontairement (comme dans la religion) ou pas, à l’Autre, sans compter : Un +un+un+un tableau jusqu’à l’infini…

Roger Toulouse s’est consacré toute sa vie à la peinture, à la sculpture et ce qui est moins connu à l’écriture (poésie). Il « était travaillé » comme nous l’avons dit par la question de la représentation du plein et du vide, de l’absence et de la présence, de la parole et du silence. Pourquoi ? Je fais l’hypothèse que son rapport à l’Autre constituait pour lui une épreuve en raison d’un trou dans son histoire personnelle ou familiale, peut-être d’un traumatisme lié à l’abandon ou à la mort. Traumatisme qu’il ignorait dans le sens du refoulement, mais qui le travaillait et faisait retour sans cesse dans son travail d’écriture au sens large, si l’on accepte de comprendre la peinture comme une écriture.

L’œuvre de Roger Toulouse m’apparaît comme relevant sinon d’un paradoxe du moins d’une contradiction dans sa capacité à montrer - sans jamais prétendre démontrer heureusement – tout en soutenant le mystère de l’insondable et de l’indicible. Cela donne une œuvre ouverte, pleine de contrastes, forte et fragile, en même temps. Sa peinture suscite l’admiration et donne envie de déchiffrer son secret.

Sommaire Revue N° 11

Septembre 2006

 Editorial lire l’article

Hommage à Marguerite Toulouse

 

Récit de la cérémonie des obsèques

(Abel Moittié)

 

Textes lus lors des obsèques

 

Le point final est une étoile

(Abel Moittié)

lire l’article


Max, Roger, Marguerite et les autres

(Hélène Henry)

 

J’entends le son de sa voix

(Jean-Louis Gautreau)

 

Nocturne, poème de René Guy Cadou

(Marie-Hélène Viviani)

 

Témoignages de quelques amis de longue date

 

Marguerite Toulouse en elle-même

(Hélène Cadou)

 

Elle était l’air de la maison

(Pierre et Ilse Garnier)

lire l’article


Dix années d’échanges avec Marguerite

(Jean-Louis Gautreau)

lire l’article


42, quai Saint-Laurent, janvier 1942 : les souvenirs de Marguerite

(Hélène Henry)

 

Femme de parole

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

 

Marguerite très chère

(Lina Lachgar)

lire l’article


Un esprit sans nul repos
, suivi de L’Abeille

(Raymond Leclerc)

 

Marguerite Toulouse, une présence discrète

(Maryvonne Mavroukakis)

lire l’article


Roger et Marguerite

(José Millas-Martin)

lire l’article


Elle était « un parfait honnête homme »

(Abel Moittié)

lire l’article


Florilège pour Marguerite

 

Témoignages de sympathie et bouquet d’adieux

 

Pour en revenir à Roger Toulouse et à son oeuvre

 

Etudes de l’œuvre peint

 

Le Rien et le Vide dans l’œuvre de Roger Toulouse

(Hubert de la Rochemacé)

lire l’article

 

Roger Toulouse, les animaux, les plantes

(Pierre Garnier)

 

L’œuvre sculpté de Roger Toulouse

 

La restauration des sculptures de Fleury-les-Aubrais

(Abel Moittié)

 

Historique et commentaire de « L’Homme étoilé »

(Jean-Louis Gautreau)

 

Anecdotes et évènements biographiques

 

Roger Toulouse : les coulisses d’un film

(Philippe Huguenin et Gérard Poitou)

 

Roger Toulouse, peintre et poète

(Philippe Huguenin)

 

Roger Toulouse et la poésie

 

Roger Toulouse poète

(Christian Pelletier)

 

Vie de l’association

 

Index des illustrations (revues n° 6 à 10)

Les évènements de l’année

Les œuvres retrouvées

Nos amis ont publié

Le courrier des lecteurs

Les ouvrages disponibles

Composition du bureau

Bulletin d’adhésion
pt_magica_forti_200_ws29607593.jpg

       Roger Toulouse
         Magica Forti

       (recueil de poésie)

   José Millas-Martin - Editeur
            Paris - 1976

 " Roger Toulouse est peintre et sculpteur, son oeuvre connue.
 Mais sait-on qu'il est aussi poète et déchiffre les signes ? Le lecteur sera comme nous, surpris par la traversée de Roger Toulouse dans l'univers des mots. "
                           J. M-M.

© Copyright "Les Amis de Roger Toulouse"
Créer un site avec WebSelf