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Roger TOULOUSE
Orléans (1918-1994)
Peintre, sculpteur, illustrateur et poète
Revue N° 3 - (septembre 1998) pages 7 à 13
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Pages d’un journal d’hiver
        avec Roger Toulouse




par Jean-Jacques Lévêque,
poète, romancier et critique d'art. 



Le lieu


La Loire, paresseuse, invente des horizons spongieux et flous pour les hordes d’oiseaux venant, à tire-d’aile, sur la surface à peine mobile, dénichant leur pâture.
Telle une flèche fonçant sur l’eau, l’oiseau en repart, d’un trait plus vif encore, à la conquête des sommets.
Le regard rêveur s’accroche à ce ballet fascinant et rituel, qui dit l’éternité de la vie dans ses aspects les plus simples alors que parvient, doucement, et comme étouffé, le bruit de la circulation automobile de la ville.

Une ville qui ne l’est plus ici dans sa hardiesse et ses violences. Elle est comme épuisée de ses efforts et les rues pentues bordées de maisons de tous les âges, ont une allure délicieusement provinciale. On s’y dirait abandonné à la solitude d’éternels dimanches. C’est là, dans la patience des solitudes fécondantes, qu’a travaillé Roger Toulouse.
 
Quelques pas dans le jardin gravillonné et l’arrêt sous le haut cèdre qui étend ses branches immenses comme s’il avait toute la forêt à ses côtés. Il en serait le fleuron ; il est celui du quartier. On le voit de loin, d’où que l’on vienne. Il est une borne majestueuse pour le passant. Sous l’arbre, une certaine sagesse du quotidien d’élabore plus aisément que partout ailleurs, même si le propos de la penture ne le concerne pas directement. Il n’est pas un sujet à peindre ; il est le compagnon de la méditation. Sa maison.
 
Balisant ce jardin suspendu au-dessus d’une haute vague de marée montante de toits et de logis de l’environnement immédiat, des statuts de saints, des pierres d’un furtif musée lapidaire. Au bord de la terrasse, une vieille pierre a la forme suggestive de tout le monument dont elle est extraite. C’est bien la richesse d’une architecture si puissante en chacune de ses parties qu’elle n’a pas de point mort, de zone neutre. En tous ses côtés chargée d’un destin. Roger Toulouse était un amateur d’architecture religieuse. D’où Saint-Benoît-sur-Loire A quelques temps de là.

Saint-Benoît-sur-Loire. Longeant le fleuve, sur une route sinueuse, qui a des allures de route côtière, on découvre de loin le haut portail de la basilique de Saint-Benoît. Un porche en majesté. Sobre comme la prière du matin. On imagine bien Max Jacob, le riverain magnifique, servant la messe alors que le jour se lève avec des lenteurs cérémonieuses. Il traverse la place déserte, la tête encore enfouie dans les magies de la nuit, le pied s’est fait paysan grâce au sabot. C’est le même qui battait le macadam parisien, les contre-allées du boulevard de Clichy, et les trottoirs à chiens de la rue Berthe, mais moulé par la ferveur toute nouvelle, bonifiante, qui fait du noctambule chatoyant, un priant humble et discret.

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Ce détour par Max Jacob parce qu’il a été le parrain de Roger Toulouse, comme de bien d’autres (Béalu venant de Montargis, Rousselot de passage à Orléans) et que la jeune poésie ancrait là, à Saint-Benoît, ses rameaux encore vierges. Du rôle de Max Jacob sur toute une génération, il y aura encore beaucoup à dire, et Roger Toulouse n’est pas le dernier à en profiter, à en reconnaître les jubilantes promesses.
 
Il y a une vérité particulière dans la carrière des peintres côtoyant les poètes que l’Histoire de l’art n’a pas encore pris la peine d’analyser, de confronter, de groupe en groupe, défiant la logique de la modernité considérée comme le moteur essentiel de son devenir. Qu’est-ce que la modernité en art, sinon l’apport d’un nouveau regard, qui bientôt se confond avec la mode et fédère toute une génération, engendre des successeurs, de pâles copieurs ? Notre époque, plus que toute autre, est encombrée de ces faiseurs de nouveauté qui occultent le vrai travail de l’artiste, fait d’effort, de combat solitaire.

C’est dans les petits chemins buissonniers que se font souvent les aventures plastiques les plus captivantes. Un peintre absent des modes se trouve parfois des frères de cœur. Le phénomène de L’Ecole de Rochefort est, en ce sens, exemplaire. Roger Toulouse en est le peintre majeur : n’imposant pas un style d’école, ne revendiquant pas une théorie, mais vivant la fraternité de la poésie avec une âme encore juvénile.

L’époque

L’ordre triomphe. Il est trompeur. De sa prétentieuse colonnade, le musée flambant neuf que paris offre à l’admiration des visiteurs de l’Exposition Universelle de 1937, contemple le luxe déployé d’une société qui s’essouffle et jette les derniers feux de ses fastes et de ses illusions.Une statuaire qui a du muscle et se croit antique, invente un palais aux ambitieux effets de temple.

Les "Années folles" ne l’ont jamais été autant, et plus désespérément, qu’en ce temps où la menace partout s’annonce et où l’on refuse de voir la vérité en face. Le fox-trot contre les canons de Krupp, le chapeau cloche des belles contre le verbiage autoritaire de Mussolini qui se vautre dans le péplum pour mieux cacher la misère de ses ambitions. Ici et là, on vit dans le toc. Des palais de carton pâte que l’on dirait sortis des cartons de Hollywood, un environnement claironnant pour des matins que l’on sait blêmes.

En des pays voisins, des architectes fous élèvent des monuments babyloniens. Vastes terrasses, immenses colonnades, frontons orgueilleux, frappés des signes impérieux d’une autorité sans faille. Ceux-là même qui s’enchantent de cette nouvelle et fière beauté du monde ont sans doute oublié les termes de la parabole, que Babylone fut fastueuse, et ses tours magnifiques avant de s’écrouler, que la tour de Babel incarnait la folle ambition des hommes avant de les diviser. Existe-t-il celui qui, en ce temps de gloriole, aurait pu imaginer ces monuments de l’impérialisme effondrés et livrés aux fureurs venues du ciel, aux tempêtes de feu qui fouaille jusque dans ses profondeurs ce péché d’orgueil.

Rares sont alors ceux qui tiennent le langage de la rigueur et de la lucidité, sinon quelques poètes, et des peintres engagés dans un combat solitaire. Ceux qui ont rallié le mouvement surréaliste sont encadrés par le regard lucide de ses promoteurs, de ses têtes pensantes. Mais bien d’autres, de la même génération, oeuvrent dans la même angoisse, trouvent d’autres solutions pour l’exprimer.

Ce sont les solitaires, ceux qui ont refusé les prestiges de l’abstraction alors toute agitée par ses coordinations, ses adhésions venues de tous les horizons, ses bénéfiques scandales, sa saine vitalité combative. Livrés à eux-mêmes, les isolés n’ont que leur conscience pour se libérer du passé des traditions qu’ils admirent mis entendent bien ne pas machinalement perpétuer, devant faire leur chemin, construire leurs repères en ne comptant que sur leur énergie, leur conviction. Une espèce de fatalité conduit toujours les œuvres nécessaires dans le sillon qui les attend, qui les vitalise, qui les consolide, qui les place enfin dans leur légitimité historique. Une œuvre qui se veut aller dans le sens de l’Histoire, qui croit devoir s’y conformer, qui l’illustre et s’en nourrit, ne peut trouver son issue sociale que dans une certaine cohérence de groupe. Serait-il sans existence réelle, on appelle alors cela un courant, un air de famille.

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La Chaise - 1937
Huile sur toile marouflée sur panneau d'isorel
0,87 x 0,64 m
Collection particulière

reproduit dans l'ouvrage de Jean-Jacques Lévêque
"Le triomphe de l'art moderne" (p.552)

L’année 1937 est une charnière capitale dans cette prise de conscience. Elle étale les réussites reconnues de ses secteurs d’activité (sciences, arts, techniques, culture), elle dicte des normes à travers lesquelles l’époque se reconnaît. Ce n’est là qu’une façade, conçue pour rassurer, vanter le progrès en gommant les remous intérieurs, les conflits sociaux, les faiblesses d’un système usé et vacillant.
 
Là encore, ce sont les artistes, isolés avant d’être reconnus pour frères, qui vont, chacun dans le magnifique isolement de son œuvre, de sa mission, dénoncer les vices et souligner les failles,creuser dans cette magnifique carcasse pour dénoncer ce qu’elle camoufle. Curieusement, au-delà des courant qui se forgent et s’imposent, un certain regard transgressant les principes d’une école, les rudiments d’une théorie, les habitudes d’un clan, va apparaître dans des œuvres, chacune autonome dans sa démarche, mais qui ont toutes, en commun, la particularité d’être celle d’un débutant.

« L’art cruel », pour ne pas le nommer, est fortuitement la réunion par le biais de quelques expositions aujourd’hui historiques, d’artistes marquant une certaine prédilection pour une forme d’expression emplie de cette puissante voix des profondeurs qui fut celle du romantisme,qui est devenue celle d’un réalisme noir. Plus qu’en tout autre pays, comme si elle était sur le front même de cette vision crépusculaire d’un monde qui s’achève, l’Allemagne sous la coupe nazie a généré, dans les années 20, une production picturale qui porte encore la marque énervée du graphisme gothique. Quelque chose de la ligne pincée et nerveuse d’un Cranach subsiste dans l’art d’un Rudolf Schlichter, d’un Christian Schad, d’un Otto Dix ou Georg Grosz. Comme si, à l’annonce du désastre qu’elle pressent, toute une génération entonnait le même chant désespéré et cynique. En France, au nom d’une victoire qu’elle a digérée dans le chahut de sa vie nocturne, la découverte du jazz, la vie de bohème de Montparnasse, une génération montante a ignoré les affres d’une société malade de son âme, et entretenu, sous un label de « modernité », les vieilles recettes qui faisaient les délices de la société bourgeoise et sa conception confortable de la culture. Elle porte sur le monde un regard réglé sur le quotidien, le goût d’un réalisme tranquille. C’est Braque et bonnard contre l’expressionnisme.


Les voix les plus sensibles aux temps forts du moment vont se risquer dans l’épopée. Le prestige de « Guernica », venu à point, ne doit pas cacher l’étendue du paysage artistique qui s’organise autour de cette écriture en cassures, brisures, crissements, où le monde sombre dans le tourment de ses maux et les rythmes ardents de ses révoltes. S’il est réaliste, le peintre l’est sans tendresse ni mollesse. Il est d’autant plus cruel qu’il quitte les sujets épiques (« Guernica » en est un) pour aborder la réalité la plus quotidienne. Ils sont quelques uns alors à reprendre des sujets aussi conventionnels que la nature morte, (sujet d’intérieur, apparemment coupé du monde, de l’Histoire) pour faire passer leur angoisse ou leur colère.
 
Des jeunes, des débutants, souvent encore dans les académies à apprendre l’art de bien cuisiner la peinture, se retrouvent curieusement sur la même ligne d’horizon, où le réel rime avec cette prise de conscience d’un mal qui menace. Héritiers, eux aussi, de cette peinture en plein accord avec le monde immédiat. Ils en brisent les aspects aimables et rassurants. Ils ne revendiquent pas la cruauté du monde dans ses aspects historiques, mais dans son essence même, jusqu’au mystère qu’il génère et qui l’entoure. Une sorte de réalisme fiévreux et marqué par les temps forts, les temps vifs d’une écriture qui cherche moins l’harmonie que l’expression « à nu » de cette angoisse.
N’est-il pas significatif que dans leur évolution ultérieure, ils n’auront plus de point commun ? Le Moal, Manessier, Lagrange, Ubac, Coutaud, jacques Hérold et Roger Toulouse (et bien d’autres encore) que l’on aura, un instant, considéré sous le même éclairage où l’œil s’est aiguisé aux arêtes vives d’une réalité maltraitée. On pourrait parler d’un « Maltraité de la peinture », ce titre étant celui d’un essai de Jacques Hérold.

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Significatif aussi qu’ils retrouvent les accents durablement gravés dans le verbe des poètes qui, de leur côté, scrutent une réalité débarrassée de toute illusion, de tout faux semblant, et nue comme une accusation. Celle ce vivre. « De leur peur / Ils ont fait un hôte » assure Guillevic, l’un des plus directement concerné par cette approche de la réalité la plus drue, la plus aiguisée, portant dans son nom même, la force tranquille de cette approche sans concession.
 
Armée de cette résolution qui fait face à toutes les lâchetés, une génération va traverser la nuit de l’Occupation en forgeant ses armes « à hauteur d’homme » dirait Jean Rousselot, pour lui conserver sa dignité, donner un sens à une vie que l’Histoire broie dans le secret honteux de ses génocides. Point de discours en emphase, comme ceux du triomphateur, et guère de pleurs émollients, mais une sorte de résolution appuyée sur les noires falaises de la peur qu’il faut vaincre, de la honte qu’il faut défier. La liberté revenue, l’espace de la pensée enfin rendue à tous, ce courant souterrain subsistera, sans pour autant s’affirmer comme un courant cohérent et théorisé ou organisé en société civile, laissant ce choix à l’existentialisme qui lance ses feux, au surréalisme qui renaît difficilement de ses cassures, s’accrochant tour à tour à la voix unique et pleine de noires flammes d’un Artaud, qui restera magnifiquement solitaire, ou d’un Prévert qui, tout au contraire, réconcilie le peuple avec le langage des poètes.
Pourtant, dans la marge donnée entre ces extrêmes, un groupe s’est constitué, loin des remous de Paris,entre bocages vendéens et hêtraies orléanaises, se donnant le village de Rochefort pour port d’attache, et René Guy Cadou pour héraut.

Roger Toulouse qu’on aura rencontré à l’aube de la guerre, dans ce climat d’âpreté cruelle, d’un réalisme agressif, va dès lors naviguer seul en se nacelles, ancrée sur les bords de la Loire et dans la tranquillité d’Orléans aux quiétudes aimablement provinciales. Le trait en virgules nerveuses qui tordait les objets leur donnait paradoxalement cette présence forte et cet air d’égarement des choses qui vont choir, se briser, s’évanouir, s’est encore épuré, retrouvant la magie signifiante du signe. Usant de ses propres hiéroglyphes pour dire avec insistance ce monde du présent immédiat. Où les objets ont une présence forte mais singulière, insolite et parfois dérangeante.

Roger Toulouse interroge les objets en situation d’étrangeté, mais nullement dans le goût du fantastique (qui a ses racines dans le romantisme), bien plus dans une sorte de réalisme écorché et comme brûlant de ses origines cachées. Scrutateur des secrets du quotidien.

C’est au plus simple de ce qu’elle montre que la réalité dit l’essentiel. L’économie fut une contrainte du temps (des temps difficile de la guerre et de l’Occupation), elle sera une sagesse. C’est quand le créateur se trouve au bord de son territoire avec les mains presque vides qu’il accordera la plus grande force aux éléments qu’il mettra en scène, en situation. Roger Toulouse, après avoir appris à voir à travers les angoisses d’une génération (d’une époque), va regarder avec cette sagesse du célébrant qui a compris que la marche de la nature est un constant miracle. Alors la moindre chose, le plus modeste de ses aspects, prend une grandeur de légende, une majesté de cérémonie, le caractère mystérieux d’un rite initiatique.

Pourquoi les grandes légendes antiques sont-elles si « fabuleuses », si puissantes, alors qu’elles reposent sur des menus faits de la vie quotidienne ? Homère n’est qu’une commère qui conte les malheurs et les aventures de quelques paysans de cette Grèce des origines qui faisait de tout fermier un roi, et de tout vagabond un prince ou un devin. L’accent de majesté et la couleur fantastique sont des effets de la poésie.

De petits riens, Roger Toulouse fait des aventures de l’esprit comme elles furent celles du quotidien dans ses aspects les plus dérisoires. Il a été, comme son compagnon en poésie, René Guy Cadou, attentif aux menues choses de la vie, mais nullement insensible, aveugle ou sourd, aux grandes sollicitations de la nature. D’où ce déploiement de paysages torturés, minéralisés comme ceux des « fonds » des primitifs. On y devine de profondes vallées, des pics surgissant, hautains et menaçants, qu’entourent des reliefs que l’on dirait cassés par la colère d’un dieu disparu. Car il subsiste quelque chose de puissamment religieux dans l’atmosphère.

Un air de fin du monde quand on attend l’ultime vol d’un oiseau annonciateur du désastre.

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L'Aigle et le Lézard - 1951
Huile sur panneau
0,60 x 0,81 m
Collection particulière

C’est un ciel lourd, tumultueux, un horizon de potences. On est quelque part entre la rigueur de Dürer et la violence concentrée de Jacques Callot. Entre inquisition et fêtes paysannes, la solitude et ses crimes. Avec la galerie de ces figures de gens de peu, de gens figés dans leurs angoisses et nous regardant fixement, avec de grands airs de reproche.

Roger Toulouse, le médiéval. Faut-il, pour lui donner raison, une place dans notre horizon d’images, qu’un artiste oit nécessairement de son temps ? Et si sa force, justement, était d’échapper au caractère relatif de l’actualité, à ses aspects dérisoires, pour gagner cette zone d’intemporalité où se forgent les œuvres qui gagnent l’éternité, où l’on ne parle plus le langage du présent mais de l’exemple. Quand le quotidien devient la légende.

On voit bien Roger Toulouse dans ce cycle des œuvres qui reprennent les motifs, les types, les thèmes que l’art n’a cessé d’aborder parce qu’ils vont à l’essentiel. Les figures de Roger Toulouse semblent parfois descendues des fresques médiévales, des chapiteaux qui sont l’éclosion végétale et euphorique de l’architecture qui s’élève vers le ciel, une sorte de forêt de songes et de chimères où prennent place aussi bien les diableries que les vues imprenables sur le jardin des délices.

Médiéval, Roger Toulouse, parce qu’il n’est d’aucun moment arrêté dans l’échelle du temps, mais dans le sillage des fabuleux conteurs, des bardes et des poètes qui chantent l’hymne des grandes douleurs et des joies primitives, virginales, des enfances du monde. Entre angoisse et sérénité, il construit un monde pour les simples, comme il est une herbe des simples. Et le simple du village, c’est celui qui sort des forêts et des légendes.
 


                                                                                     Granvilliers-Mainvilliers (1998)

Sommaire Revue N° 3

       Septembre 1998

Editorial lire l'article

 

Etudes de l’œuvre

 

Pages d’un journal d’hiver avec Roger Toulouse

(Jean-Jacques Lévêque)

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Exposition 7 juillet / 4 octobre 1998 : « Peintures de Roger Toulouse (1918-1994). Collection du musée des Beaux-Arts d’Orléans »

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

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Présence de Roger Toulouse

(Abel Moittié)

 

L’art de Roger Toulouse : des débuts à la période triangulée [extraits]

(Jean Perreau)

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L’Homme au foulard rouge (poème)

(Michèle-Ann Perreau)

 

D’une période de transition à une autre

(Jean-Louis Gautreau)

 

L’artiste et le psychanalyste. Questions éthiques autour de l’interprétation psychanalytique de l’œuvre de Roger Toulouse

(Hubert de la Rochemacé)

 

L’œuvre sculpté de Roger Toulouse

 

Les sculptures de fer et d’acier de Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

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Les commandes publiques réalisées par Roger Toulouse

 

Anecdotes et biographie

 

Trente ans d’amitié

(Tristan Maya)

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La rencontre de Roger et de Marguerite

(Jean-Louis Gautreau)


Roger Toulouse, illustrateur des poètes

 

« Pour un Bestiaire » : notes sur une collaboration fraternelle

(Jean Rousselot)

 

Introduction à « Pour un Bestiaire »

(Jean-Louis Gautreau)

 

Poème

 

Roger Toulouse

(José Millas-Martin : texte)

(Roger Toulouse : poème)

 

Vie de l’association

 

Catalogue raisonné de l’œuvre de Roger Toulouse

Création d’un site Internet « Roger Toulouse »

Les évènements de l’année

Le courrier des lecteurs

Composition du bureau

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