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Roger TOULOUSE
Orléans (1918-1994)
Peintre, sculpteur, illustrateur et poète
Revue N° 6 - (septembre 2001) pages 43 à 53
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      Hommage à Lavoisier
- 1978

                  Acier polychrome
     H. 3,60 m , L. 2,70 , Profondeur 2,60 m
        Domaine public de la ville d'Orléans


 Le feu et le chimiste (rouge), le sulfate de cuivre (bleu) et les symboles (gris), après restauration effectuée en 2000.



                                     ***


  Hommage à Lavoisier
  Hommage à la chimie
 


par Isabelle Klinka-Ballesteros
conservateur en chef du musée
des Beaux-Arts d'Orléans




En 1978, l’Hommage à Lavoisier, sculpture monumentale, est installé dans le périmètre du tout nouveau groupe scolaire Lavoisier qui regroupe, à La Source, une école maternelle et une école primaire. Roger Toulouse en avait reçu la commande l’année précédente au titre du 1 % affecté à la décoration des bâtiments d’enseignement. Cette création s’inscrit parmi les commandes publiques que reçoit régulièrement Roger Toulouse de la ville d’Orléans, des communes de l’agglomération et d’autres communes extérieures.

Difficile exercice pour un artiste que celui d’une commande au sujet imposé ! Mais Roger Toulouse s’empare de ce thème scientifique, comme il le fait un an plus tard pour un groupe scolaire voisin avec l’Hommage à René-Guy Cadou, son ami poète, trop tôt disparu. Aussi peut-on penser que la création soutenue par l’amitié s’exprime avec plus de facilité, plus d’élan que pour celle dont l’objet est de témoigner la reconnaissance des hommes et des femmes, des citoyens, à Antoine Lavoisier, le créateur de la chimie moderne. Certes, mais le sujet mérite qu’on y regarde de plus près. L’artiste, attentif au monde qui l’entoure, n’a jamais cessé de s’intéresser à l’évolution et au progrès, même s’il en percevait les dangers et les excès : et ce n’est pas ses nombreuses compositions qui montrent les activités des hommes, leurs découvertes, qui le démentiront. Il entreprend cette page sculptée dédiée à la science, qu’il admire, pour le bienfait de l’humanité.

L'Hommage à Lavoisier témoigne aussi, après une longue pratique du dessin et de la peinture, de la diversification de ses techniques d’expression : il crée des sculptures à partir des années 70 et s’adonne en particulier à la sculpture monumentale par le biais des commandes publiques.

Trente ans après, L’Hommage à Lavoisier pose toutes les questions de la création. Où Roger Toulouse a-t-il puisé toute cette énergie pour faire surgir ce monument ? De quelles ressources disposait-il pour réaliser cette création ? Comment s’est-il approprié ce sujet, imposant et important, avant de le livrer aux regards des habitants de La source, ce quartier aux allures de ville nouvelle. Autrement dit, quelle a été sa démarche de créateur ? Comment, après David et Houdon , s’est-il livré à l’exercice de la représentation du célèbre chimiste Antoine Lavoisier ? Cet article ne constitue qu’une proposition de réponse fondée essentiellement sur l’étude des archives conservées, l’œuvre, et le témoignage de proches contemporains de la création.
 

Historique du projet

Il est difficile de préciser les circonstances de cette commande autrement qu’en partant du projet d’installation d’une sculpture à l’intérieur du groupe scolaire Lavoisier. Le dossier conservé aux Archives municipales d’Orléans , base de cette étude, contient tous les documents administratifs relatifs à cette opération gérée par le service des marchés de la Direction générale des services techniques municipaux. Les principales pièces en sont le dossier de l’avant-projet constitué par Roger Toulouse, les délibérations du conseil municipal, le contrat passé entre la ville d’Orléans et l’artiste, le courrier (notes, lettres, arrêté). Pour retracer la chronologie de l’opération, tous ces éléments d’information ont été utilisés dans le développement qui suit, à l’exception de ceux contenus dans le dossier de l’avant-projet.
 
Les premières traces de la commande remontent à 1976 : René Thinat, se rend compte qu’aucune proposition de décoration n’a été faite pour le groupe scolaire Lavoisier ouvert aux élèves depuis septembre 1972, alors qu’une subvention avait été allouée à la ville. Devant la menace du préfet d’annuler la subvention, le maire se tourne vers le directeur de l’École des beaux-arts pour obtenir des suggestions de candidatures. Plus d’un an après, le projet piétine toujours : le créateur retenu n’a pas présenté de propositions (dossiers et maquettes) comme prévu. Devant ce retard pris et après plusieurs rappels, René Thinat , informe l’architecte Jean-François Bellanger, que le projet lui est retiré conformément à la décision du conseil d’administration et lui demande d’en faire part à Olivier Gérard, également associé au projet.

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Deux mois plus tard, le conseil municipal entérine le choix de Roger Toulouse pour la réalisation du projet.
Au cours de cette séance, l’adjoint au maire, M. Rollin, prend la parole pour présenter et soumettre à l’approbation du conseil le dossier d’avant-projet.
Il rappelle dans quelles circonstances " des contacts ont été pris avec M. Roger Toulouse, sculpteur à Orléans qui a établi un avant-projet comprenant un motif de sculpture Hommage à Lavoisier avec utilisation de symboles chimiques intégrés dans une architecture.
L’ensemble mesurera 3,70 m de hauteur et sera peint avec utilisation des couleurs rouge, vert, bleu sombre.
L’implantation a été choisie pour que cette sculpture soit visible non seulement par les enfants fréquentant l’établissement scolaire, mais aussi par toutes les personnes qui empruntent la rue Lavoisier, … "

L’affaire est réglée : le projet de décoration du groupe scolaire Lavoisier établi par Roger Toulouse est officiellement agréé. L’arrêté présente le programme de la pièce : "une sculpture composée de deux barres d’acier perpendiculaires, l’une peinte en rouge avec en camaïeu les représentations symboliques de Lavoisier, l’autre peinte en vert avec les symboles en bleu foncé ou noir, l’ensemble situé sur une pelouse."

Il reste à préparer le contrat qui définit les conditions générales de l’opération liant la ville d’Orléans et Roger Toulouse en vue de la soumission de l’opération au conseil municipal Toutes les clauses habituelles d’un contrat sont réunies : objet du marché, mission de l’artiste, montant, délai d’exécution, vérification et réception, droits de propriété artistique, garanties, règlement, nantissement, pénalités de retard, résiliation, clause attributive de compétence : soient quinze articles qui formalisent, sur le plan administratif, l’opération décidée par le conseil municipal et garantissent les deux parties.

L’article 4 du contrat reprend le descriptif de l’œuvre à réaliser dans les mêmes termes que précédemment. Il précise que " l’exécution des travaux comporte la fourniture des matériaux et la pose à l’emplacement prévu. " Le délai d’exécution (article 6) est de trois mois à partir de l’ordre de service signifiant le début des travaux. L’article 7 fait intervenir, pour la réception de l’ouvrage et la conformité de l'œuvre, l’assistance du conseiller artistique régional délégué puisqu’il s’agit de l’utilisation d’une subvention de l’État dont la ville d’Orléans est bénéficiaire au titre du 1%. Le contrat reçoit l’approbation du conseil municipal . Les dernières formalités consistent à fixer le début des travaux : le 30 novembre 1977, il est notifié à Roger Toulouse que le délai d’exécution commence à cette date et que par conséquent, il peut commencer l’ouvrage.

De 1972, date de l’ouverture des écoles Lavoisier et de l’attribution de la subvention pour la création d’une œuvre, à 1977, début du chantier, il s’est écoulé cinq années dont les deux dernières ont été finalement décisives pour l’émergence de la sculpture. De l’utilisation des fonds publics …, mais il s’agit là d’un autre sujet.

Programme de la sculpture

Des différentes étapes de la création de cette œuvre, en dehors du témoignage conservé dans le dossier des Archives municipales, il ne reste plus aucune trace. Les dessins préparatoires ont disparu et la maquette est introuvable. Il est donc particulièrement difficile de suivre le cheminement de l’artiste : tout se passe comme si le point de départ était connu, créer une œuvre en hommage à Lavoisier, et le point d’arrivée, l’œuvre, telle qu’elle est visible aujourd’hui. Mais entre ces deux extrêmes, peu de jalons subsistent permettant de suivre la genèse de l'œuvre. Que s’est-il réellement passé ? Beaucoup d’étapes et d’évènements successifs ont ponctué ce parcours dont une partie nous échappe ! Seules quelques hypothèses peuvent être émises.


Les Archives municipales conservent, en dehors des pièces administratives énumérées dans le chapitre précédent, les éléments de l’avant-projet présenté au conseil municipal du 28 avril 1977. Les pièces, de nature différente, sont au nombre de trois : le descriptif de la sculpture, deux photographies (A et B) de la maquette de l’œuvre à échelle réduite, le plan d’implantation de la sculpture sur le site.
 
Dans le précieux descriptif , l’artiste donne succinctement les grandes lignes de son programme iconographique :

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" Une utilisation a été faite des symboles chimiques, pour représenter par exemple l'air, l'acide vitriolique ..

De même que quelques signes proposés par Lavoisier et ses contemporains ont été intégrés dans la composition pour symboliser le vapeur d'eau, l'acide sulfurique, le gaz carbonique, les oxydes... .

Trois couleurs seront utilisées dans l'architecture (peinture aux alkid-uréthanes, après une couche de peinture au graphite (anti-rouille) :
- le rouge : pour représenter le feu et le profil du chimiste,
- le vert : rappellera le sulfate de cuivre,
- le bleu sombre : sera choisie pourles symboles et les signes.

Cet ensemble mesurera 3,70 m de hauteur ; la face A : 2,55 m et la face B : 2,10 m de largeur . Il sera traité en acier au carbone peint, de 4 mm d’épaisseur pour la base et 2,5 mm pour les parties supérieures. "

Au terme de cette description, la composition sculptée apparaît comme une structure constituée de deux panneaux en acier assemblés perpendiculairement et découpés de formes géométriques. L’un, peint en rouge, représente le feu et le chimiste Lavoisier, dont la tête est reconnaissable aux traits distinctifs du visage (yeux, nez, bouche, oreilles). L’autre, peint en vert représente le sulfate de cuivre. Les parties supérieures sont surmontées de six symboles chimiques, peints en bleu sombre et répartis de la manière suivante : l’acide sulfurique et l’air sur le panneau rouge, l’acide vitriolique, les oxydes, la vapeur d’eau et le gaz carbonique sur le panneau vert.

Par ces quelques notes, l’intention du sculpteur est bien de mettre en valeur les grands travaux scientifiques d’Antoine Laurent Lavoisier (1743-1794) qui, à partir de 1768, entreprend d’approfondir la nature des quatre éléments considérés depuis l’Antiquité comme porteurs d’une réalité inaccessible à l’analyse scientifique, la terre, l’eau, l’air et le feu. Trois des quatre éléments sont repris dans la sculpture : l’air et l’eau, à l’état de vapeur, sous la forme des symboles chimiques ; le feu est traduit symboliquement par la couleur rouge : son importance est soulignée par l’emploi dominant de cette couleur pour l’un des éléments de la structure qui représente aussi la silhouette du chimiste.
 
Les pistes explorées par le chimiste sont nombreuses. Lavoisier découvre le rôle de l’oxygène dans la combustion, puis il étudie la formation des acides (en particulier l’acide sulfurique) et la composition du gaz carbonique ; il montre que la transformation des métaux en oxydes et des métalloïdes en acides sont dues à la combinaison du corps brûlé avec l’oxygène qu’il place au cœur de son système (chimie pneumatique). Enfin, en collaboration avec trois autres chimistes, Guyton de Morveau, Berthollet et Fourcroy, il met au point une méthode de nomenclature chimique qui connaît son aboutissement en 1787.
 
A l’aide des symboles chimiques, le sculpteur représentent les grandes avancées du scientifique dans le domaine des acides, des oxydes et du gaz carbonique. Les acides sont représentés par l’acide vitriolique , selon l’ancienne nomenclature, mais aussi selon la nouvelle nomenclature . La citation du sulfate de cuivre, symbolisée par la couleur verte (la couleur bleue aurait été plus juste), fait référence à cette nécessité nouvelle d’un langage chimique rationnel répondant à des règles fondamentales . Le panneau vert est ainsi dédié tout entier aux nouveaux symboles chimiques, exception faite de l’acide vitriolique dont la représentation provient de l’alchimie médiévale, comme c’est aussi le cas pour l’air, sur le panneau rouge.

Bien que ce document soit irremplaçable pour la vision de l’œuvre telle que l’a conçue Roger Toulouse, il faut bien avouer qu’il est difficile de la comprendre aujourd’hui sans cet apport. Bien sûr, Roger Toulouse a rempli sans difficulté son devoir en s’appliquant à découper dans le métal les symboles qui lui sont par ailleurs un sujet familier, mais il a laissé libre cours à son chant intérieur, celui qui passe par l’écriture géométrique (cercles, triangles et autres figures géométriques irrégulières) et l’expression des couleurs primaires (le rouge affronté au vert). A la limite de l’abstraction … sans y succomber tout à fait.
 
Malgré les apparences, la composition des deux panneaux est rigoureuse : toutes ces figures, qu’on imagine sans peine tracées à l’aide d’instruments sur l’épure, décrivent une succession de lignes ordonnées verticalement ou dans la diagonale. Les formes circulaires et arrondies dominent à l’intérieur. Au contraire, à l’extérieur, les contours sont hérissés d’angles aigus et de pointes. Il s’en dégage une dynamique qui sied bien au sujet représenté.
 
Interrogé sur sa conception créatrice, Roger Toulouse répond qu’il y a trois volets : " la spontanéité, la projection et puis le travail artisanal." On retrouve ces trois ingrédients : la spontanéité de son écriture géométrique, la projection de la thématique des découvertes scientifiques de Lavoisier et de sa contribution au progrès de la chimie ; enfin, le travail artisanal se mesure à la réalité de l’objet, au caractère monumental, réalisé en tôle d’acier découpée, dont la mise en œuvre a dû représenter un effort physique important.
 
Cette sculpture n’est pas isolée dans la production de l’artiste : elle s’inscrit dans la pratique de cette technique depuis la fin de la période des triangles, à partir des années 70. Caractérisée par la monumentalité, cette architecture, comme la désigne l’artiste lui-même, fait partie de la série des œuvres monumentales qui répondent à des commandes publiques entre 1976 et 1982. A partir de cette date, Roger Toulouse, qui se sait atteint par une maladie grave depuis 1977, abandonne la sculpture qui le fatigue trop. L’Hommage à Lavoisier succède à La volonté humaine et L’homme étoilé en 1976, Le voyage en 1977, et précède l’ Hommage à René-Guy Cadou en 1979. Toutes ces œuvres ont en commun d’être des exercices imposés dont le sujet est connu. Leur langage commun les rassemble : métal brut ou polychrome, couleurs vives et contrastées, surfaces pleines ou évidées de formes géométriques, contours pointus. Au delà des contraintes inhérentes au sujet et à la réalité de la matière, ce langage permet à l’artiste de s’exprimer en toute liberté.

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                                   Hommage à René Guy Cadou -1979
                            Acier corten, médaillon inox, incrustations de verres colorés
                                              H. 3.45 m , L. 3 m , Profondeur 0,91 m
                                               Domaine public de la ville d'Orléans

Tribulations d’une œuvre

L’œuvre, une fois achevée, a été installée au sein du groupe scolaire Lavoisier au début de l’été 1978. Sans tambours, ni trompettes, comme pour le groupe scolaire ! La presse locale s’en fait l’écho un an plus tard, en même temps que pour l' Hommage à René-Guy Cadou, tout proche. Le plan joint à l’avant-projet renseigne sur l’implantation précise de l’œuvre, aux abords de l’école maternelle, en bordure de la rue Lavoisier, conformément au souhait que l’ Hommage soit visible par les élèves, mais aussi par les habitants du quartier. Mais en réalité, son emplacement est modifié et déplacé du côté de l’école primaire, sur l’espace gazonné qui borde la rue Ampère. Tout va bien : la sculpture mesure plus de trois mètres et les tout jeunes lauriers de la haie ne lui font pas d’ombre.
 
L’ombre vient plus tard. Quant exactement ? Les mémoires ne se souviennent plus exactement. Avant 1989. L’œuvre connaît une migration, un déplacement vers le Parc floral. Quelles raisons ont poussé à son exil dans ce jardin botanique où, à l’écart, elle gît plus qu’elle ne se dresse à la seule vue des jardiniers ? Les formes anguleuses et aiguës ont-elles poussé les pédagogues à demander son changement ? La directrice de l’école maternelle est formelle : à peine installée, la sculpture provoque l’afflux de pétitions des parents d’élèves pour demander le retrait de la sculpture en raison de son caractère de dangerosité pour les enfants. Il ne se passe pas un conseil d’école sans que le sujet revienne sur le tapis. Mais aucune décision officielle n’est prise. Et les enseignants sont quotidiennement confrontés aux récriminations des parents …

Toujours est-il, qu’après ce séjour involontaire au vert, la sculpture, qui a le statut de bien appartenant au domaine public de la ville d’Orléans, montre des signes de dégradation liée à son errance. Loin des yeux, loin du cœur ! La direction des affaires culturelles de la ville d’Orléans, fortement sensibilisée par l’Association des amis de Roger Toulouse et par la municipalité au mauvais état de conservation de la pièce, entreprend de la faire restaurer avant de lui trouver un nouveau lieu de présentation.
 
Daniel Leclercq est chargé de cette opération par l’administration municipale, pendant l’automne 2000. Trois étapes se sont succédées : le sablage de la pièce en acier, sous-traité auprès d’une entreprise des environs, le zingage effectué à chaud au pistolet pour protéger le métal de l’oxydation, l’application de peinture polyester résistante à l’exposition à l’extérieure.

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Cette dernière étape n’a pas été facile à conduire, car le restaurateur a dû se livrer à une interprétation des couleurs utilisées par l’artiste à partir des seuls fragments encore visibles et de quelques vieilles diapositives. D’autre part, il n’a pas eu connaissance des archives conservées. Le résultat global est appréciable : l’œuvre est sauvée, mais elle n’apparaît plus sous les couleurs décidées par l’artiste : un rouge framboise remplace le rouge vermillon original ; le vert s’est mué en bleu, ce qui paradoxalement est plus satisfaisant du point de vue scientifique ; le bleu sombre est devenu gris.

Pour parfaire la fixation de la structure sur le futur socle en béton, un boulonnage a été prévu sur le socle métallique de la pièce. Maintenant l’ensemble a retrouvé un état satisfaisant et va pouvoir à nouveau croiser les regards des passants.

Aujourd’hui, la sculpture est conservée dans une réserve municipale en attendant sa prochaine destination : le rond-point du parc floral à La Source faisait, il y a encore peu de temps encore, l’unanimité des édiles locaux et de Marguerite Toulouse. De cette façon, l’œuvre resterait dans son quartier d’origine, La Source, et serait en bonne compagnie, dans un environnement à forte teneur scientifique : l’Université, le Centre national de la recherche scientifique et le Bureau de recherches géologiques minières.

Il est temps maintenant que l’ Hommage à Lavoisier sorte de sa réserve et regagne le grand air, conformément à la volonté de la ville d’Orléans et ainsi que Roger Toulouse en a exprimé le désir …

Sommaire Revue N° 6

 

Septembre 2001

Editorial lire l'article

 

Etudes de l’œuvre peint

 

Les dessins de Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

 

Poèmes sur les dessins de Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

 

Autour d’un tableau : « Dante » (1955)

(Jean-Louis Gautreau)

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L’œil et le tableau dans quelques portraits de Roger Toulouse

(Hubert de la Rochemacé)

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Don d’œuvres, par Marguerite Toulouse, au musée des Beaux-Arts d’Orléans

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

 

L’œuvre sculpté de Roger Toulouse

 

« Hommage à Lavoisier », hommage à la chimie

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

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Anecdotes et évènements biographiques

 

Le voyage des quatre amis de décembre

(Jean-Louis Gautreau)

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Souvenirs du voyage à « La Bernerie »

(Jean Rousselot)

 

Roger Toulouse et la poésie

 

Deux hommes en étrange pays que le pays de leurs rêves croisés

(Jean-Jacques Lévêque)

 

Roger Toulouse illustre « Dix fragments inédits des Mémoires de l’ombre » de Marcel Béalu – 1942 (1ère partie)

(Jean-Louis Gautreau)


Document

 

Texte de présentation d’une exposition de dessins de Roger Toulouse à la galerie « Le Soleil dans la tête »

(Gaston Diehl)


Index

 

Index des illustrations des 5 premiers n° de la revue

(Maryvonne Mavroukakis)

 

Vie de l’association

 

Don de Marguerite Toulouse au musée des Beaux-Arts d’Orléans (23 avril 1999 - 2ème partie : dessins)

Les évènements de l’année

Enrichissement du fonds Roger Toulouse au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Les œuvres retrouvées

Le site Internet (actualité)

Nos amis ont publié

Le courrier des lecteurs

Les ouvrages disponibles

Composition du bureau

Bulletin d’adhésion











































































































































Hommage à R. G. Cadou
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       O père !
          J'ai voulu que ce nom de Cadou
       Demeure un bruissement d'eau claire
                                           sur les cailloux
             René Guy Cadou

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