Français
Roger TOULOUSE
Orléans (1918-1994)
Peintre, sculpteur,
illustrateur et poète
Revue n° 9 - (septembre 2004) pages 6 et 7
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1960 : Journées de la poésie 
             au Mont Saint-Michel


      de gauche  à droite

     
Roger Toulouse
      Pierre Garnier 
      Hélène Cadou 
      Marguerite Toulouse 
      Ilse Garnier




                            A l’Auberge des quatre routes

par Hélène Cadou 

              
              Max Jacob, 1944... Michel Manoll, 1984... Roger Toulouse, 1994...
                                              Tristes anniversaires.
 
             « A l’auberge des quatre routes, la mort visite bien souvent. » 

                                                                                                     René Guy Cadou


Ils se sont tenus les mains sans l’égide et la paternité de Max Jacob, ils ont parcouru ensemble les mêmes routes de Saint-Benoît-sur-Loire à Louisfert-en-Poésie, en passant par Nantes et Orléans : une continuité entre eux, certes, une diversité aussi.

Depuis les gouaches de Max Jacob inspirées par les enluminures des manuscrits du 10ème siècle, aux si purs dessins de Roger Toulouse, des poèmes prophétiques du Cornet à dés aux poèmes musiciens de Michel Manoll et du « surromantisme » de René Guy Cadou, il y eut une filiation certaine.

Très tôt, Roger Toulouse avait parcouru, avec Marguerite, les routes qu’il préférait à toutes les autres, celles de l’art roman. D’emblée, dès les années 1938-40, il fut reconnu par Max Jacob.

On le vit à cette époque, dans un saisissant raccourci, franchir les étapes du cubisme, s’arracher au vertige des influences parisiennes, et faire face au gouffre visionnaire, et tellement lucide, de son propre univers.

Il conçut, alors, des toiles où règne une sorte de Moyen-âge atomique, avec des machines qui se dressent comme des cathédrales inachevées. Ce futurisme hors du temps, cet expressionnisme loin de toutes les écoles, cet aperçu des millénaires à venir par-delà les décombres, nous donnent à voir une réalité qui dessille notre regard, devant une zone portuaire, un silo ou bien le mur d’une usine désaffectée, et nous sommes soudain tentés de nous écrier : «
Cela est du Roger Toulouse. »

René Guy Cadou qui, lui aussi, savait voir au-delà des images du quotidien, le visage du « Dernier homme », lui qui, chaque soir, dépassait la crue noire du temps, Michel Manoll qui enchantait sa propre souffrance en la portant à sa plus haute intensité, se retrouvaient en fraternité avec celui qui leur apparaissait comme l’un des grands peintres révélateurs des tragédies de cette période.

« La couleur est une passion… d’où le cri, l’écorché vif de cette toile qui commence à hurler… », écrivait René Guy Cadou, évoquant ces réalisations si poignantes où Roger avive, allège jusqu’à l’ossature, un monde en proie à ses plaies. Pour lui, la main du créateur rejoint celles qui se sont posées à jamais sur les parois de la préhistoire.
« A l’épaule d’Atlas la terre était légère, la griffe d’un oiseau lui était brûlure. Soyez la brûlure. »

Avec Marguerite [Toulouse] et Thérèse [Manoll], sur les chemins de ce monde, nous voyons grandir la présence de ceux qui ne peuvent s’éloigner puisque c’est d’aujourd’hui qu’ils nous parlent.

Il y a soixante ans, il y a vingt ans, il y a dix ans, ou bien un demi-siècle, qu’importe… l’univers nous offre toujours la même interrogation sans fin.

Sommaire Revue n°9

   Septembre 2004

 
Propos de Serge Grouard

Maire d’Orléans, Député du Loiret

 

Editorial lire l’article


Hommage à Roger Toulouse pour le 10ème anniversaire de sa disparition

 

Quelques amis de longue date

 

A l’Auberge des quatre routes

(Hélène Cadou)

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Roger et Marguerite, le don de l’accueil

(Bernard Foucher)

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Rencontre avec Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

 

Mes premières rencontres avec Roger Toulouse

(Hélène Henry)

 

Un amour vrai

(Raymond Leclerc)

Un souvenir de Marguerite Toulouse
(Jean-Louis Gautreau)

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Le Soleil dans la tête

(Jean-Jacques Lévêque)

 

Roger Toulouse comme nous l’avons connu et aimé

(Bernard et Yvonne Richard)

 

Triple rencontre

(Christiane Roche)

 

Hommage à Jean Rousselot

(Abel Moittié)

 

Rencontre

(Jean Rousselot)

 

Aller à la chasse avec Roger

(Jean Rousselot)

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Ce beau sourire

(Anne Sourcis)

 

Témoignages d'anciens élèves

 

Tout a commencé en septembre 1960

(Jean-Louis Gautreau)

 

Du maître à l’ami

(Michel Kister)

 

Triangles, mystères et boules de gomme

(Jacky Leloup)

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« Tu vois, mon vieux, il ne faut pas être trop pressé »

(Jean-Claude Longuet)

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Il ne l’a pas connu, mais il a rencontré son œuvre

 

Roger Toulouse et le divan

(Hubert de la Rochemacé)

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Au musée des Beaux-Arts d’Orléans : une exposition de portraits réalisés par Roger Toulouse

 

Texte d’introduction et catalogue de l’exposition

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

 

Etude d’une œuvre retrouvée 


Nature morte à l’œuf

(Jean-Louis Gautreau)
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Documentation sur Roger Toulouse et son œuvre

 

Divers prix, récompenses et décorations reçus par Roger Toulouse


Les œuvres de Roger Toulouse dans les musées français


Les lieux portant le nom de Roger Toulouse dans le Loiret

 

Vie de l’association

 

Les évènements de l’année

Les œuvres retrouvées

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Le courrier des lecteurs
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