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Roger TOULOUSE
Orléans (1918-1994)
Peintre, sculpteur,
illustrateur et poète
EDITO revue n° 6 - septembre 2001 (pages 3 à 5)
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 Jean-Louis, Gérald, Pierre... et les autres

par Abel Moittié,
président de l’association
Les Amis de Roger TOULOUSE


Avec l’édition de son numéro six, notre revue passe le cap de ses cinq années d’existence. Au-delà de sa qualité graphique, reconnue et appréciée, la question qui se pose est de savoir si son contenu donne du sens à l’action des Amis de Roger Toulouse.

Répond-il à notre ambition de maintenir l’œuvre en bonne vie ? Parvient-il à faire vivre, pour chacun, l’homme tel qu’il fut, tel qu’il est ? Personnellement, je le crois.

Il suffit de parcourir le sommaire pour s’en convaincre : intelligent, riche, vivant, ce numéro six est dans la veine des précédents. Etudes, analyses, anecdotes, témoignages et informations éclairent et animent chacune des pages de cette nouvelle revue. Chaque texte dévoile une intention prudente de comprendre et donner à comprendre l’homme, son itinéraire personnel, les lignes de force de sa vie tout en pudeur et en intériorité. Dessin, peinture, sculpture, illustration poésie : dans sa diversité et sa cohérence, l’œuvre est dit et situé, avec la chaleur et la sensibilité de l’amitié, avec la sagesse et le doute du chercheur réduit aux hypothèses, avec également la retenue et la décence de qui a conscience de forcer l’intimité d’autrui, en tentant de découvrir une part de sa mystérieuse vérité.

Mon sentiment est que ces pages que vous avez entre les mains aujourd’hui sont à la hauteur de nos vœux et de nos espoirs. Elles sont dignes de Roger, dont nous avons partagé l’amitié, et soutiennent bien la volonté qui nous rassemble de voir reconnu son héritage spirituel. Ce cahier participe à décrypter, mot à mot, ses multiples langages. Il nous aide à pénétrer, pas à pas, dans l’intelligence d’une œuvre dont il n’a jamais cherché lui-même à faciliter l’accès. Il est riche de contributions variées, croisant les différents regards de leurs auteurs et suggérant de possibles clés d’interprétation. Il suscite attirance et réflexion. Il provoque envie de savoir et besoin de comprendre. En somme, ce numéro six sert parfaitement nos objectifs : il donne du sens à notre action et témoigne de la vitalité de notre association. Comme moi, je sais que vous êtes conscients de la somme d’énergie et de dévouement que représentent la conception et la réalisation d’une telle revue. Pour l’essentiel, c’est l’œuvre de nos deux amis, Jean-Louis Gautreau et Pascale Rodriguez, que je veux remercier très chaleureusement. Leur contribution à notre travail de mémoire est déterminante. La qualité et la précision de leur production sont remarquables, leur persévérance et leur désintéressement admirables. Grâce à leur courage et à leur créativité, notre jeune association dispose d’un précieux objet de promotion, capable de fidéliser ses membres et de séduire de nouveaux adhérents. C’est notre chance de pouvoir compter sur une telle équipe de rédaction, et j’appelle chacun d’entre nous à relayer leurs efforts pour toucher et intéresser un public toujours plus nombreux.

En parallèle, c’est une chance d’avoir su prendre « un clic d’avance », en proposant sur le réseau Internet un site consacré à l’œuvre de Roger Toulouse. S’agissant d’un artiste contemporain, c’est, aux dires des spécialistes, une base de données unique par l’ampleur de son contenu et la qualité de sa définition. C’est le travail minutieux de Gérald Rodaro, son expertise bouillonnante, la passion qu’il investit dans la vérité de chaque reproduction, qui nous permettent d’offrir au plus grand nombre un accès convivial et sans frontières à une information fidèle, sans cesse mise à jour et enrichie. Je fais le pari que Roger lui est reconnaissant, comme nous le sommes, d’avoir su donner à la modernité de sa création le support de communication qu’elle mérite.

C’est notre chance également d’avoir pu bénéficier du meilleur climat d’encouragement et d’amitié qui soit au cours de ces cinq premières années de travail. Je pense d’abord à Pierre Garnier, notre président fondateur, qui a tracé le sillon des Amis de Roger Toulouse. Merci, Pierre, pour cette somme d’expérience, d’intelligence et d’amitié, précieux capital dont nous souhaitons bien profiter longtemps encore. Je pense aussi à Eric Moinet, dont le soutien très appréciable à la tête du musée des Beaux-Arts doit être salué avec estime et reconnaissance. Son départ éloigne un ami, mais ne nous prive pas de l’aide de notre «maison-mère ». Nous y conservons, avec Isabelle Klinka, un intermédiaire de choix vers la nouvelle conservatrice en chef, Annick Notter, à qui nous souhaitons la bienvenue. Je n’oublie pas l’équipe municipale, qui nous a toujours accordé une attention bienveillante et un concours actif, Jean-Pierre Sueur, Augustin Cornu et tous leurs collaborateurs. Que chacun trouve ici nos remerciements chaleureux et notre espoir de recueillir la même écoute auprès de leurs successeurs. Je pense encore à vous tous, amis dévoués du bureau et du conseil d’administration, membres assidus et actifs de nos rencontres annuelles, adhérents plus lointains mais toujours fidèles, auteurs d’articles, d’études et de témoignages qui maintenez vivants le souvenir d’un homme de cœur et l’empreinte de sa création dans la vie artistique contemporaine. Merci à vous tous de vous faire apôtres de l’humanisme qui caractérise sa vie et son œuvre.

Je pense enfin à Marguerite Toulouse, trait d’union précieux entre tous, toujours émerveillée devant l’élan créé autour de notre ami, qui proclame n’y avoir aucune part et feint d’en attribuer le mérite à un hasard d’essence supérieure, voire à une intervention divine. Marguerite, je ne sais pas s’il y a ou non intervention divine dans cette communauté de cœur de d’esprit qui nous lie à Roger. Mais je sais que la dynamique qui se renforce autour de son œuvre ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’une rencontre entre les questions existentielles que chacun se pose et les réponses que l’artiste nous donne à méditer. Roger croyait aux forces de l’intelligence. Il était ouvert au progrès, qu’il accueillait sous toutes ses formes avec curiosité. Mais il appliquait sa réflexion générale sur la place et l’avenir de l’homme dans le monde moderne. Il pressentait de grands désordres, craignait une perte de contrôle des évolutions technologiques, imaginait les transgressions rendues possibles par les formidables avancées de la science. Et il n’avait d’autre ambition que de colorer l’humanité ce qui était nouveau, de faire de sa peinture « une guerre pour la vie, ... une vie pour la vue des autres ». Sa vision du futur est en passe de devenir réalité plus préoccupante que nombre de ses fictions. C’est sans doute la raison pour laquelle son appel à un retour aux sources de l’humanisme rencontre et rencontrera un écho de plus en plus large.

Ce que je crois, Marguerite, et vous tous mes amis de l’association, c’est que la postérité de l’œuvre de Roger ne devra rien au hasard, mais qu’elle s’appuiera sur la nécessité d’une réhabilitation de l’éthique dans l’organisation des sociétés humaines. La tâche est belle. Le courage et la foi ne manquent à aucun d’entre nous. L’avenir est donc plein de promesses.

Sommaire Revue N° 6

 

Septembre 2001

Editorial lire l'article

 

Etudes de l’œuvre peint

 

Les dessins de Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

 

Poèmes sur les dessins de Roger Toulouse

(Pierre Garnier)

 

Autour d’un tableau : « Dante » (1955)

(Jean-Louis Gautreau)

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L’œil et le tableau dans quelques portraits de Roger Toulouse

(Hubert de la Rochemacé)

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Don d’œuvres, par Marguerite Toulouse, au musée des Beaux-Arts d’Orléans

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

 

L’œuvre sculpté de Roger Toulouse

 

« Hommage à Lavoisier », hommage à la chimie

(Isabelle Klinka-Ballesteros)

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Anecdotes et évènements biographiques

 

Le voyage des quatre amis de décembre

(Jean-Louis Gautreau)

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Souvenirs du voyage à « La Bernerie »

(Jean Rousselot)

 

Roger Toulouse et la poésie

 

Deux hommes en étrange pays que le pays de leurs rêves croisés

(Jean-Jacques Lévêque)

 

Roger Toulouse illustre « Dix fragments inédits des Mémoires de l’ombre » de Marcel Béalu – 1942 (1ère partie)

(Jean-Louis Gautreau)


Document

 

Texte de présentation d’une exposition de dessins de Roger Toulouse à la galerie « Le Soleil dans la tête »

(Gaston Diehl)


Index

 

Index des illustrations des 5 premiers n° de la revue

(Maryvonne Mavroukakis)

 

Vie de l’association

 

Don de Marguerite Toulouse au musée des Beaux-Arts d’Orléans (23 avril 1999 - 2ème partie : dessins)

Les évènements de l’année

Enrichissement du fonds Roger Toulouse au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Les œuvres retrouvées

Le site Internet (actualité)

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